Montresso Art Foundation

Residence, Marrakech Morroco

Born in 1974. He lives and works in Guérande (France).

@cedrix_crespel‘s painting is eminently linked to his life, to that of a man whose language of love and relationship to the sensual have been constantly questioned and broken down. In his paintings, the artist presents different representations of femininity and reinvents the codes of desire.

After two years of research and reflection, the artist is back at the Jardin Rouge residence. Under the volutes, vapours and veils of the visible, Cédrix Crespel’s paintings conceal a secret figuration. A body, its details, a sensuality: Tiphaine, obviously. There are no thunderous declarations. At their peak, her love and desire prefer the modesty of the intimate. And so it is in a dialogue of silences and subtleties that he immortalizes the materiality of the flesh and the lively emotion that accompanies it.

Né en 1974. Il vit et travaille à Guérande (France).

La peinture de Cédrix Crespel est éminemment liée à sa vie, à celle d’un homme dont le langage amoureux et le rapport au sensuel ont sans cesse été questionnés, décomposés. L’artiste décline dans ses toiles différentes représentations de la féminité et réinvente les codes du désir.

Après deux années de recherche et de réflexion, l’artiste est de retour à la résidence Jardin Rouge. Sous les volutes, les vapeurs et les voiles du visible, les tableaux de Cédrix Crespel dissimulent une figuration secrète. Un corps, ses détails, une sensualité: Tiphaine, évidemment. Point d’esclandres, de déclarations tonitruantes. A leur apogée, son amour et son désir préfèrent la pudeur de l’intime. Et c’est donc dans un dialogue de silences et de subtilités qu’il immortalise la matérialité de la chair et l’émotion vive qui l’accompagne.

Dévisualisation,

Décomposer… c’est un peu comme déconstruire. Il y a derrière cette démarche un espoir. Celui du rafraîchissement. De la potentialisation. L’envie aussi de chérir tout ce que l’affirmation paradoxalement nie. Et puisque chaque forme, qu’elle le veuille ou non, nie autant qu’elle affirme, rompre les lignes revient à questionner. Alors quand Crespel déconstruit ou décompose, je ne peux m’empêcher de penser aux écarts de Rancière et à sa dévisualisation. A la joie manifeste qu’éprouve le philosophe lorsque, subitement relégué à l’amateurisme du spectateur, il découvre la liberté d’aimer et de vibrer indépendamment des autorités de la théorie, du savoir et de l’école. Au fond, que l’on parle de cinéma ou de peinture, l’idée demeure: “un art n’est jamais simplement un art ; c’est toujours en même temps une proposition de monde”.

  Decomposing is a bit like deconstructing. Behind the approach hides a sort of hope; for refreshments and new possibilities. There is also a certain desire to cherish everything that the statement would paradoxically deny. And, given that each form—whether it likes it or not—denies as much as it affirms, breaking the lines amounts to questioning. Therefore, when Crespel deconstructs or breaks down, I cannot help but think of Rancière’s deviations and his devisualisation. I think of the obvious joy that fills the philosopher when, suddenly relegated to the spectator’s amateurism, he discovers the freedom to love and vibrate without the burdening authority of theory, knowledge and school. In fact, whether we talk about cinema or painting, the idea remains the same: “an art is never just an art; at the same time, it is always a suggested world.”

 Film Fables (in French: Les Écarts du Cinéma), Jacques Rancière