Residence

JARDIN ROUGE, ARTISTS IN RESIDENCE
CÉDRIX CRESPEL
Actuellement en résidence à Jardin Rouge, Cédrix Crespel travaille sur son projet intitulé « Ligne Bleue » qui sera présenté à Marrakech, Zurich et Bruxelles. L’artiste poursuit alors l’ambition de créer et de capturer la conception d’une « troisième entité » sur l’union spirituelle qu’il partage avec épouse. Né de son engagement pour sa muse, Tiphaine Crespel, l’artiste présentera son travail dans une palette de couleurs volontairement réduite, composée de bleu outremer, de noir et de blanc.

Currently in residence at Jardin Rouge, Cédrix Crespel – Artist is working on his project entitled « Ligne Bleue » which will be presented in Marrakech, Zurich and Brussels. The artist pursues the ambition to create and capture the conception of a « third entity » on the spiritual union he shares with his wife. Born of his commitment to his muse, Tiphaine Crespel, the artist will present his work in a voluntarily reduced palette of colours, composed of ultramarine blue, black and white.

Montresso Art Foundation

Ligne Bleue______________

1/ Ligne Bleue Montresso Marrakech 19 Oct 23 nov
2/ Ligne Bleue Zurich Kolly Gallery Act 1 18nov
3/ Ligne Bleue Zurich Kolly Gallery Act 2 6 janv
4/ Ligne Bleue Bruxelles Ehmer Gallery 17 janv 14 Fev
5/ Ligne Bleue Zurich Kolly Gallery Act 3 3 fev

6/ Ligne Bleue Paris Galerie Marcel Strouk fev

« Ligne Bleue » which will be presented in Marrakech, Zurich and Brussels. Cédrix Crespel pursues the ambition to create and capture the conception of a « third entity » on the spiritual union he shares with his wife. Born of his commitment to his muse, Tiphaine Crespel, the artist will present his work in a voluntarily reduced palette of colours, composed of ultramarine blue, black and white. A year of work in respect of Dogma.

Hong Kong LA GALERIE PARIS 1839

 

For several years, my work has been based on the artistic relationship that my wife and I have developed. Indeed, the digital correspondence that we maintain energises her role as a muse. This allows me to broaden the field of reflection and research underpinning my painting.

Here again, the series Deep Pola is built upon her photographic proposals. However, to avoid falling into fixed formulas or predetermined methods, I have chosen this time to create several pieces out of a single photograph. While in the past, each canvas was the response to one picture, in Deep Pola, each snapshot originates a set of three compositions. Using iteration in this way allows me to deepen my exploration of the painting language, yet without disguising my intentions. In other words, I am not changing the perspective, I am simply changing the initial settings so as to push my essays beyond the usual or pre-acquired knowledge.

First of all, graphically speaking, repetition forces me to go beyond. I can certainly continue to select the angle under which I treat the photogrph but, as soon as I get to the second composition, I must force my technique to « look at it differently ». Or at least longer. By almost aggressively exploiting the representative potential offered by the original picture, I try to exhaust all the possibilities offered by one single item. The principle can be compared to that of a classical composer working on variations. Besides, painting the same source on different scales further radicalizes the physical or sensory relationship with the pictorial work and subjects me even more to its demands. A subjugation that I now cultivate in the hope of escaping the certainties that could lead my evolution to freezing.

Secondly, on a narrative point of view, cropping allows the proposal to be more open to interpretation or to multiple readings. However, it never slips towards a strictly graphic discourse. History and subject remain present, but they synthesize their opposition to abstraction by a parade with the formal elements that I move, yet not allowing any to take the upper hand.

And thirdly, on a chromatic point of view, I have decided for the first time to respect the aesthetics of Polaroid and have therefore given up on pop colours, which have always characterised my paintings. I am probably sanctifying the tint of the original photograph just to free myself from exuberance. In any case, I am favouring the eroticism of sweeter tones and detaching myself completely from the plastic perception to which synthetic colours inevitably lead.

In short, Deep Pola is a deeper and further examination. It isn’t a rupture. At most, a logical evolution. The specificity of our times and their digital compounds have always actively nourished my work. In the end, serialising the image is just another new example of that.

Depuis plusieurs années maintenant, mon travail se nourrit de la relation artistique que nous avons développée mon épouse et moi. La correspondance numérique que nous entretenons dynamise en effet son rôle de muse ce qui me permet d’élargir le champs de réflexion et de recherches qui fonde ma peinture. Deep Pola en est une illustration. A nouveau, la série se fonde sur ses propositions photographiques. J’ai cependant modifié le schème de base. Afin d’éviter de tomber dans la formule ou dans une méthode préétablie, j’ai choisi, cette fois, de travailler plusieurs pièces à partir d’un unique cliché. Si auparavant, chaque toile répondait à une photo, dans Deep Pola, une image origine un set de trois compositions. Ce recours à l’itération me permet d’approfondir mon exploration du langage peinture sans pour autant travestir mes intentions. Autrement dit, je ne change pas la perspective, je modifie simplement la configuration initiale pour m’inviter à pousser mes essais au-delà de l’habitude ou des acquis.

Graphiquement d’abord, la répétition m’oblige. Je puis certes continuer à sélectionner l’angle sous lequel je traite le pola mais, dès la deuxième composition, je dois forcer mon regard à, techniquement, “regarder autrement”. Ou peut-être plus longtemps. Par une exploitation presque agressive du potentiel représentatif qu’offre le cliché originel, je tente d’épuiser l’éventail de possibilités que m’offre un même item. Le principe équivaudrait, par exemple, aux variations du compositeur classique. A cela s’ajoute, la contrainte des formats. Depuis XXL, une conscience accrue du support appuie mon cheminement. Peindre à différentes échelles modifie le rapport physique et sensoriel à l’oeuvre. Peindre une même source à différentes échelles radicalise davantage ce rapport et me soumet plus encore aux exigences de cette oeuvre. Un assujettissement que je cultive désormais dans l’espoir de fuir les certitudes qui pourrait figer mon évolution. Chromatiquement enfin, pour la première fois, j’ai décidé d’obéir à l’esthétique du polaroïd et de renoncer aux palettes pop qui ont souvent caractérisé mes toiles. Je sacralise sans doute la teinte originelle du cliché pour simplement me libérer de l’exubérance. Je favorise en tout cas l’érotisme de tons plus suaves et me détache complètement de la perception plastique à laquelle conduisent inévitablement les couleurs synthétiques.

Bref Deep Pola approfondit. Deep Pola creuse. Il n’y a là aucune rupture. Tout au plus une évolution logique. Et si je m’arrête quelques instants pour réfléchir a posteriori la série, je dirais qu’au fond, je poursuis simplement ma route. L’époque, sa spécificité numérique et son caractère ont toujours activement nourri mon travail. Génération computer, c’est évident. Or, en défendant l’esprit, je vous interroge: quoi de plus actuel et computer que la sérialisation de l’image?

 

Photos Cyril Delettre

video Vieux Music

 

1994 – VieuX Music                                        Record/Prod Nikko Bonniere

FRANCIS – VieuX Music                                        Record/Prod Nikko Bonniere

2018

Catsuit 3 50×50

Catsuit 2 150×150

Catsuit 1 150×150

Blade On Grass 2 100×100

Blade On Grass 1 100×100

Our Room 3 40×40

Our Room 2 120×120

Our Room 1 120×120

How-I-Fell-Better 2-100×100

How-I-Fell-Better 1 100×100

Extase 2 120×120

Extase 3 40×40

Extase 1 120×120

Jacket5 1×1

Jacket4 1×1

Jacket3 1×1

Jacket2 1×1

jacket1 1×1

Silk Blouse 200×150 2018

Posologie focus

Who are you Now focus

white Pain 114×146 2018

White Light 146×114 2018

White Heart 146×114 2018

Pleurer de JOIE – AD GALERIE 2018

 

  Rythme, mémoire et évidence… La formule pour synthétiser une histoire. En extraire la sincérité. De HorseS, BullS and Girls  à Blending Cultures, Crespel aura poursuivi un seul objectif : lui-même. Comprendre sa peinture a permis de saisir ses préoccupations. Ou l’inverse. Si l’adolescent s’attardait sur de multiples modèles, l’adulte a balayé cette effervescence jusqu’à se concentrer sur une seule femme. Toutefois, le binarisme n’a jamais caractérisé sa dynamique et nous savons à présent que l’épouse, comme modèle, n’aurait sans doute plus intéressé le peintre sans son travail de muse et les propositions qui en découlent. De même, si les premières toiles cumulent les informations –et, avec elles, les affirmations –, les compositions récentes, à l’inverse, privilégient un phrasé unique qu’elles accompagnent d’harmonies puissantes. Telle une mazurka de Chopin, la mélodie brille tant par sa subtilité que par son apparente facilité. Derrière, par contre, l’usage des temps et des accords assure la teneur émotionnelle de la proposition et éloigne considérablement l’œuvre des pièces pour enfants. Pleurer de J.O.I.E. relève de ce mouvement. De cette dialectique. Le rythme et les accents au service de la simplicité pour atteindre la transparence dont on a manqué par le passé.

Hier et aujourd’hui. Encore une fois. Blending Culturesmatérialisait l’autocritique. Pleurer de J.O.I.E.touche à la rémission. Derrida affirmait que le pardon réclame la mémoire. De la faute et du coupable. Dans l’histoire Crespel, ni péché ni pécheur. Une blessure cependant. Une plaie cicatrisée dont la souvenance irradie tout futur. Que l’on s’en rappelle : pas de liberté dans l’oubli. J.O.I.E.ne pouvait donc pas mourir. Encore moins par omission ou silence. Et puisque d’hier il s’agit, Cédrix s’empare des autoportraits tirés par Tiphaine à l’époque. Les premiers. Crus. Désespérés. Intenses. Des esquisses plus proches du documentaire que du fashion film. Elle y rampe. Elle y tend le bras. Elle appelle. Un cri qui résonne et s’écoute à présent.

Plastiquement, le peintre poursuit le chemin engagé depuis XXLet favorise la physicitécomme la sensorialité du travail pictorial. La seule trace figurative demeure le portrait de sa muse. Autour s’organise un feu de sensations. Par contre, les cadrages que Tiphaine choisit forcent tous la profondeur de champ. Le visage occupe le premier plan tandis que le corps s’engouffre dans un abyme dessiné par la perspective. L’angoisse part du regard et s’étend jusqu’au point de fuite. L’intelligence graphique et sensitive de Cédrix ne pouvait évidemment gâcher l’invitation. Il renforce donc cette sensation d’avalement. Toute sa construction sensorielle accompagne la direction du mouvement. Les à-plats relèvent les contrastes entre ombres et lumières. Les vecteurs, simultanément, dirigent le regard et déterminent, par leur agencement ou leur chromatologie, le rythme comme l’interprétation. Une convergence entre la figure et les accents apportés prend ainsi forme. Mieux ! Pour la première fois, Crespel efface les limites qui séparaient l’objet des nuances qui l’appuient. Un procédé comparable aux essuyés qu’utilisait Bacon. Les tons chair dépassent les frontières du corps et se mélangent aux éléments de rythme et d’intensité. La synthétique pop, protagoniste jusqu’ici, s’ouvre ainsi à une chromatologie plus organique. De même, Cédrix libère la figure dans sa dimension expressive et n’hésite pas à la priver de certains attributs. Afin d’exacerber la dynamique sensorielle de la composition, les questions de représentation et de beauté passent au second plan. Ce qu’il traquait autrefois dans la narration s’amplifie maintenant par l’évidence propre au langage peinture.

 Un paradoxe toutefois. Malgré la désespérance qui anime les clichés originaux, Pleurer de J.O.I.E.ne sombre pas dans la tristesse. Les tons conservent une certaine flamboyance, les appendices dynamisent et les mouvements demeurent vivants. Il n’y a là ni requiem ni complainte. Tout au plus une légère mélancolie. L’élan s’approche plus de la noce que de la rupture. Un choix excessivement logique et compréhensible si l’on veille à l’entendre. Car pourquoi se morfondre ? Ce jadis, aujourd’hui assumé, ne peut qu’être célébré. Mûrir nécessite le bagage informatif de la souffrance. Les évolutions coûtent. Le résultat cependant s’apprécie. Alors, certes, les larmes ont coulé. Certes, le couple a souffert. Mais, s’il doit encore en pleurer, que ce soit de joie…

 

  Rhythm, memory and evidence: the formula that summarises a story. Extracting the sincerity from it. From HorseS, BullS and GirlXto Blending Cultures, Crespel pursued only one goal; himself. Understanding his art helped the understanding of his concerns. Or the other way around. While the teenager lingered on various models, the adult swept all the effervescence away to culminate by focusing on a single woman. However, his dynamics have never been characterised by binary oppositions. We also now know that the wife, as a model, might no longer have interested the artist, had she not worked as a muse, and hence made new proposals. Similarly, while the first paintings used to accumulate information, and with it, affirmations, his more recent compositions, instead favour a unique phrasing accompanied by powerful harmonies. Like in Chopin’s mazurkas, it is the subtlety as much as the deceitful apparent ease, that make the melody shine. Yet the use of tenses and concordances in the background ensure the emotional content of the proposal and make the mazurka far from easy to play. Pleurer de J. O. I. E.belongs to this movement. To these dialectics. Rhythm and accentuations are at the service of simplicity in order to achieve a transparency that was missing in the past.

Yesterday and today, once again. Blending Culturesmaterialised his self-criticism. Pleurer de J.O.I.E.is more about remission. Derrida argued that forgiveness calls for memory. Fault and guilt. In Crespel’s story, there is neither sin nor sinner. An injury, perhaps. A healed wound which, depending how we remember it, will determine the way we perceive the future. We must not forget that there is no freedom in oblivion. This is why J.O.I.E.could not die. Even less by omission or silence. Since we are talking about yesterday, Cédrix returns to Tiphaine’s old self-portraits. The first ones. Raw. Desperate. Intense. Sketches that looked more like a documentary film than a fashion film, in which she crawls. She stretches an arm. Calls out. Her cry still echoes today.

 Plastically, the painter continues the journey initiated with XXL and concentrates on the physicityand sensorialityof his art. The only figurative trace left is the portrait of his muse. Around it a fire of sensations burns. Nevertheless, the framing chosen by Tiphaine forces a certain depth of field. The face occupies the foreground while the body is engulfed into perspective. Anxiety starts with the eye and extends until a vanishing point. Cédrix’s graphic and sensory intelligence could certainly not ruin the invitation. Therefore, he stresses this swallowing sensation. All his sensory construction accompanies the direction of the movement. The flat tints highlight the contrast between light and shadow. Simultaneously, the vectors direct the eye and with their disposition or colour, determine the pace as well as the interpretation. This leads to a convergence of the figure and the accents. For the first time, Crespel erases the limits that separate the object from the nuances supporting it. This can be compared to Bacon’s habit of wiping the paint. Fleshy tones extend beyond the boundaries of the body and mix with the elements of rhythm and intensity. The pop synthetics, so far a main character, open up towards a more organic colour palette. Similarly, Cédrix liberates the figure in its expressive dimension and does not hesitate in depriving it of certain attributes. To exacerbate the sensorial dynamics of the composition, the concerns about representation and beauty are relegated to the background. What he used to seek in narrative is now amplified by the evidence so special to the language of painting.

 This is however, a paradox. Despite the despair found in the original images, Pleurer de J. O. I. E.does not sink into sadness. The tints retain a certain degree of flamboyance, the appendices create dynamics and the movements remain lively. There is neither a requiem nor a complaint. A slight melancholy at the most. The momentum is closer to a wedding than to a break-up. An excessively logical and understandable choice if you care to hear it. Why whine? Once the past has been assumed, it can only be celebrated. Maturing requires the informative baggage of suffering. Evolutions cost. Yet the result can be appreciated. Then, certainly, tears have been shed. The couple has undoubtedly suffered. But if they still have to cry, let it be of joy.

Monographie Somogy

« Somogy éditions d’Art, en partenariat avec la Fondation Montresso et AD Galerie, présente l’édition d’un ouvrage de 252 pages consacré au travail de Cédrix Crespel.
Introduit par un catalogue raisonné, le livre retrace l’évolution artistique du peintre et met en perspective “Pleurer de J.O.I.E”, sa dernière série (présentation AD Galerie Juin 2018) .

Le lecteur est ainsi invité à revenir sur dix années de peinture pour saisir les choix posés et, conséquemment, l’évolution d’une approche aussi singulière que celle de Cédrix. Une rétrospective ambitieuse qui ouvre les coulisses d’un rapport unique à l’art, mais
également à la femme, à la muse et à la vie. »
Sortie Nationale 20 Juin        310×240 – 39 euros, Disponibilité  Librairie/Web

Achat livre

Mirus gallery Denver USA

Tres heureux de vous annoncer ma participation au « Grand Opening Part 2 » de la Mirus Gallery à Denver Colorado USA. Un espace et une sélection de belle qualité.

Denver, Colorado,USA please check how the Mirus Gallery is launching the new space. A crazy line up. Happy to be on board and so excited to take part in this group show 2

http://www.mirusgallery.com/denver-exhibitions/project/3915/

http://www.mirusgallery.com

2018 Pleurer de J.O.I.E

La Treve 114×146

femme es tu la 158×120

Your Place Is My Place 162×130 AD Galerie #PleurerdeJOIE

Coquetterie 114×135

Cocotte 140×173

Bottee 97×130

Blue Bird 162×130

Acid Girl 120×151

En Route Pour La Joie 114×146

feel Back 189×151

En Secret 190×130

Elle Y Croix 2 -114×146

Elle Y Croix 119×134

Dont Laugh 165×128

Open Bra 97×130

Madame reve 114×146

Sous La Lumiere 114×147

TC Are My Initials 162×130

Red Y 138×115

Pieds Et Mains Lies 114×146

Ma Prairie 190×130

Solitaire 97×130